Est-ce le temps d'investir en CPG?

Avec la volatilité des marchés depuis un certain temps, vous vous posez peut-être la question à savoir si vous ne devriez pas sortir vos placements et investir dans un certificat de placement garanti (CPG). D'autant plus qu'avec l'augmentation des taux d'intérêts, plusieurs institutions financières nous bombardent de publicités afin de faire la promotion de CPG à des taux qui peuvent paraître avantageux. Le but de cet article est de vous partager de l'information afin que vous soyez en mesure de prendre une meilleure décision d'investissement ou d'avoir une discussion éclairée avec votre conseiller.


Premièrement, l'une des erreur qu'un investisseur peut faire est de comparer le rendement de ses placements avec le taux d'intérêt annoncé d'un CPG. Le rendement de votre portefeuille représente les rendements passés alors que le taux affiché pour un CPG est pour les années futurs. Si un investisseur désire comparer le rendement d'un CPG avec le résultat de ses placements, il devrait donc prendre le taux d'un CPG émis au début de la période de comparaison et non celui annoncé actuellement.


Comparons un CPG aux obligations

Il est important de savoir que les obligations (ou fonds d'obligations) n'offrent pas de garantie sur le capital ou le rendement, contrairement au CPG. Cependant, investir dans un CPG n'offre pas la même flexibilité pour l'accès à l'argent, contrairement aux obligations qui offrent une plus grande liquidité.


Regardons historiquement le rendement des CPG versus celui des obligations afin de cibler à quel moment il aurait été préférable d'investir dans un CPG. Les trois graphiques suivants comparent les CPG avec des obligations de mêmes échéances (1 ans, 3 ans et 5 ans).





Vous pourrez constater qu'un CPG 1 an a surpassé les obligations que 6 fois depuis 1986, 2 fois pour un CPG 3 ans et seulement qu'une fois sur pour un CPG 5 ans.


Comment fonctionne une obligation?


Les obligations sont des titres de créance émis par les gouvernements et les sociétés afin de recueillir des fonds. Lorsque vous achetez une obligation, vous prêtez essentiellement de l’argent à l’émetteur. En retour, vous recevrez des intérêts sur le prêt pour une période déterminée, soit un taux d’intérêt nominal, et à la fin de cette période, vous recevrez le plein montant que vous aviez initialement payé pour l’obligation. Par exemple, si une obligation est émise au coût de 100$, offre un taux d'intérêt de 4% avec une échéance d'un an, vous recevrez 104$ à l'échéance (100$ + 4$ d'intérêt).


Comme le taux d'intérêt est fixe jusqu'à l'échéance, la valeur marchande de l'obligation peut varier. Si par exemple vous avez acheté une obligation 5 ans à 100$ avec un taux d'intérêt de 3%, vous recevrez votre 3% à chaque année. Si vous désirez vendre votre obligation en cours de route (avant l'échéance de 5 ans) et que les taux d'intérêts ont variés depuis l'émission de votre obligation, sa valeur marchande en sera affectée.


Si les taux d'intérêt baissent, les nouvelles obligations émises offriront un taux d'intérêt plus faibles et seront donc moins attrayantes pour les nouveaux acheteurs; la valeur marchande de votre obligation sera plus élevée (par exemple 105$) et se traduira par un gain en capital (rendement positif).


Si les taux d'intérêt augmentent, les nouvelles obligations émises offriront un taux d'intérêt plus élevés et seront donc plus attrayantes pour les nouveaux acheteurs; la valeur marchande de votre obligation sera plus faible (par exemple 95$) et se traduira par une perte en capital (rendement négatif).


Si vous conserver l'obligation jusqu'à sont échéance, vous recevrez sa valeur nominale (100$)


Quoi faire lorsque les taux d'intérêt augmentent et que la valeur marchande des obligations diminue?

Dans un contexte d'augmentation des taux d'intérêt, un investisseur pourrait avoir avantage à conserver son obligation jusqu'à l'échéance. Même si la valeur marchande a diminué en cours de route, celui-ci recevra sa pleine valeur à l'échéance en plus des intérêts (à moins que l'émetteur ne fasse défaut).


Ceci veut aussi dire qu'un investisseur pourrait profiter de l'augmentation des taux pour acheter une obligation à escompte. Par exemple une obligation 5 ans émise il y a 3 ans (échéance dans 2 ans), au coût de 100$ et au taux d'intérêt de 3% pourrait avoir une valeur marchande plus basse en raison de l'augmentation récente des taux (disons 90$ pour les fins de l'exemple). Un investisseur pourrait acheter cette obligation pour 90$, recevoir l'intérêt et récupérer la valeur nominale (100$) à l'échéance de celle-ci. L'investisseur ferait donc un rendement composé d'intérêt et d'un gain de capital (fiscalement avantageux).


Voici deux exemples :



Bien que les CPG comportent des avantages, il est important d'évaluer vos objectifs, votre tolérance au risque, vos besoins en liquidité et votre horizon de placement avant de déterminer la solution qui s'applique le mieux à vous. Un conseiller indépendant offrant une gamme de produits financiers variés sera un allié précieux pour vous aider à atteindre vos objectifs.



Source des graphiques et tableaux : Fidelity Investments.

*Les rendements illustrés dans le texte sont à titre d'exemple. Les rendements passés ne sont pas garant des rendements futurs.

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